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cocarde française

As 14 - 18

Les as français de la Grande Guerre

Décorations

Profils

Constant Plessis

6 victoires sûres (dont 1 drachens), 0 victoires probables
Palmarès détaillé »

Constant Emmanuel Plessis nait le 11 novembre 1890 à Angers où son père est cantonnier. Son éducation se limite à l’école communale ; il entre très tôt dans la vie active et exerce la profession de cimentier en s’établissant à Levallois-Perret. Il effectue son service militaire de 1911 à 1913 au 18e régiment de chasseur à cheval, y obtenant la distinction de soldat de 1ere classe.

A la déclaration de guerre il est mobilisé au régiment de cavalerie légère de Vitry-Lunéville, avec lequel il participe aux premiers combats. Le 18 janvier 1915, il est muté à la 86e division territoriale d’infanterie en tant qu’éclaireur monté. Puis le 2 mars 1915, il retrouve son arme d’origine en étant affecté au 7e régiment de chasseurs à cheval, dont le dépôt est à Evreux. Affecté sur le front de la Somme, il est blessé le 14 mai 1915 et évacué à l’hôpital et ne reprendra sa place au front que le 10 août 1915. Suit une année de combat dans les tranchées, où il est promu au grade de brigadier le 30 mai 1916. Sans doute rebuté par cette vie dans la boue, il se porte volontaire pour l’aviation. Sans expérience aéronautique préalable, il n’a à l’appui de sa demande que ses antécédents sportifs de coureur cycliste et de footballeur, ainsi que son excellente manière de servir et l’appui de son chef de corps.

Sa demande est acceptée et il part en école de pilotage le 15 août 1916, dont il sort breveté pour rejoindre l’escadrille N 86 en formation le 2 mars 1917, puis passe à la N 88 le 4 mai. Promu maréchal des logis et blessé en combat aérien le 23 juillet 1917, il va remporter ses deux premières victoires aériennes le 17 aout suivant puis être muté à l’escadrille SPA 65 en février 1918 avec le grade de sous-lieutenant. C’est là qu’il finit la guerre en remportant 4 autres succès, portant son score total à 6 victoires aériennes homologuées.

Démobilisé en 1919, il s’installe en 1921 à St Quentin où il ouvre un garage et va fonder avec d’autres pilotes vétérans de la guerre l’aéro-club de l’Aisne en 1927 sur le terrain de Roupy-Saint-Quentin. C’est là qu’il se tue accidentellement avec ses deux passagers aux commandes d’un Caudron C.60 qui s’écrase sur la commune voisine de Bernes, le 1er juin 1930.

Sources

- Dossier individuel SHD cote 1P 27596/3
- Article du Courrier Picard

Palmarès de Constant Plessis

DateHeureEscadrilleAvion pilotéRevendiquéLieuNotes
1 17-août-17 10h10 N 88 Biplace Pontavert
2 17-août-17 10h45 N 88 Chasseur Craonne-Corbeny En collaboration avec S/Lt Decazes.
3  ? Avion
4 30-mai-18 SPA 65 Avion Beauzard
5 26-juin-18 SPA 65 Avion Valpriez En collaboration avec MdL Giovetti.
6 11-août-18 SPA 65 Drachen Rethonvillers En collaboration avec MdL Maine et Sgt Descamps.