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cocarde française

As 14 - 18

Les as français de la Grande Guerre

Décorations

Profils

René Fonck

L’as des as

75 victoires sûres, 32 victoires probables
Palmarès détaillé »

Paul René Fonck nait le 26 mars 1894 à Saulcy sur Meurthe, près de la « ligne bleue des Vosges » où se trouve la frontière avec l’Alsace annexée par l’envahisseur prussien en 1871. Il vient d’un milieu modeste puisque son père est ouvrier menuisier ; deux sœurs vont venir au monde après lui en 1897 et 1898. Mais un drame va frapper la famille Fonck quand son père meurt dans un accident au mois de juin 1898. Le jeune René, âgé de 4 ans, va être confié aux bons soins d’un oncle habitant Nancy qui le place dans un pensionnat religieux de la ville, à la discipline toute spartiate, dont il sort en 1904 pour retourner chez sa mère et rapidement entrer dans la vie active comme ouvrier, où il se fixe comme apprenti-mécanicien. Comme nombre de jeunes hommes de sa génération, et particulièrement ceux travaillant dans la mécanique, il est très attiré par l’aviation qui reste un loisir hors d’atteinte pour un homme de sa classe sociale.

Mais la guerre va lui donner l’opportunité de réaliser son rêve. N’ayant pas effectué son service militaire quand débutent les hostilités, il est appelé le 22 août 1914 et se porte volontaire pour servir dans l’aviation, où il est accepté en tant que mécanicien mais va se retrouver à effectuer ses classes au 11e régiment du génie où il va passer cinq mois à effectuer des travaux pénibles de terrassement en Moselle. Nommé caporal au terme de ses classes, il reçoit le 15 février 1915 l’ordre de gagner l’école de pilotage de St-Cyr (Versailles) d’où il gagne l’école de Lyon puis du Crotoy, et dont il sort breveté sur Caudron G.3, étant ensuite affecté en juin 1915 à l’escadrille C 47 stationnant dans les Vosges, près du domicile de sa mère.

Il va effectuer sur cet appareil ses premières missions sur le versant allemand des Vosges, réalisant à l’occasion des missions de bombardement, essuyant des tirs de DCA et croisant la route de quelques avions allemand qu’il tente d’attaquer. Passé sur Caudron G.4 bimoteur, son escadrille est ensuite envoyée au camp de Suippes en août 1915 d’où elle va participer à la bataille de Champagne, puis migre dans l’Oise en novembre 1915 et participe ensuite à la bataille de la Somme durant l’été 1916. Pilote très doué selon plusieurs témoignages, le caporal Fonck est aussi fasciné par le combat aérien au point de placer une mitrailleuse fixe sur le plan supérieur de son appareil qu’il peut utiliser comme un chasseur. Il utilise ce dispositif avec succès le 6 août 1916 en contraignant un biplace allemand à se poser dans les lignes françaises ou il est capturé. Décoré de la médaille militaire, Fonck, promu au grade d’adjudant, retourne en Champagne avec son escadrille en janvier 1917 et va participer au mois de mars suivant à l’attaque sur le Chemin des Dames. C’est à cette occasion que, le 17 mars 1917, Fonck va participer à son plus dur combat. Volant de conserve avec un autre Caudron G.4 et escorté par un chasseur Nieuport, il va être attaqué par 5 chasseurs Albatros D.III dont il parvient à esquiver les coups. L’un des appareils ennemis va lui être homologué : cette deuxième victoire officielle le désigne pour être muté dans la chasse.

Il rejoint alors le célèbre groupe des Cigognes (GC 12) le 25 avril 1917 où le commandant Brocard le reçoit en lui indiquant que « Ici, il faut absolument descendre des boches ». Affecté à l’escadrille SPA 103 sur chasseur SPAD VII, il va vite se révéler comme un chasseur hors-pair en abattant un appareil le 5 mai, un autre le 11 et un autre le 13, ce qui lui fait atteindre le total de 5 victoires homologuées qui lui donnent l’honneur de voir son nom figurer au communiqué aux armées du 3 juin 1917.

La suite de la guerre est pour Fonck une suite ininterrompue de victoires aériennes jusqu’à l’armistice, atteignant le total de 75 victoires homologuées ce qui fait de lui l’as des as de la chasse française et alliée, n’étant dépassé du côté allemand que par Manfred von Richthofen et ses 80 victoires.

Tout est fait en escadrille pour donner à Fonck tous les moyens de donner libre court à son art : il est immédiatement doté des meilleurs appareils, recevant le premier SPAD XIII de l’escadrille en septembre 1917, ayant à sa disposition deux SPAD XII-Canon début 1918 et finissant la guerre avec un des tout premiers SPAD XVII à moteur 300 ch en septembre 1918. Ses chefs d’escadrille, les capitaines Jean d’Harcourt puis Joseph Batlle, mettent toujours à sa disposition entre 2 à 4 équipiers pour couvrir ses arrières quand il patrouille sur le front pour pouvoir tirer les appareils ennemis en toute quiétude. Sa tactique est simple : volant à haute altitude sur un appareil à hautes performances, il bénéficie d’une acuité visuelle très développée qui lui permet de repérer l’ennemi avant tout le monde. Il pique sur sa cible à grande vitesse et, doté d’un talent exceptionnel pour le tir, l’abat de quelques cartouches en une seule passe, ne se hasardant jamais en combat tournoyant. Comme le souligne l’as Maurice Boyau, dans ces conditions, « il n’y a jamais de riposte ». L’as jouit d’une grande autonomie : il refuse de s’attaquer aux Drachen ennemis, une tâche qu’il estime trop dangereuse, et va être dispensé d’effectuer les missions d’attaque au sol demandées à tous les pilotes lors de des offensives allemandes de printemps pour tenter de ralentir l’avance ennemie.

Les médias vont s’intéresser à son cas à la fin de l’année 1917 où, après la mort de l’as des as Guynemer, il est bien lancé sur la liste des prétendants au titre, l’obtenant au mois de mars 1918 quand il dépasse l’as Charles Nungesser. Cependant, si Fonck est un virtuose en l’air, il l’est beaucoup moins au sol, étant décrit comme timide, bègue et paradoxalement assez vantard. Son chef d’escadrille Batlle le décrit surtout comme un petit ouvrier frustre et sans éducation (« un ouvrier serrurier d’un patelin des Vosges ») très mal à l’aise parmi une masse de pilote issus pour leur part de la bourgeoisie ou de l’aristocratie. L’interview qu’il donne à la revue « La guerre aérienne illustrée » en est particulièrement révélatrice car il n’hésite pas à critiquer le style d’autres as, vivants ou morts, et c’est avec mille précautions littéraires que le journaliste Jean Dacay présente ses propos…

Son nouveau statut de héros national attire l’attention du chef du gouvernement Georges Clémenceau qui veille à mettre en valeur ses exploits pour soutenir le moral d’une population et d’une armée gagnées par le découragement après des années de guerre. Au moment de l’armistice, le lieutenant René Fonck est au sommet de sa gloire. Malheureusement, le reste de sa vie sera bien moins glorieux et constitué d’une succession d’échecs.

Restant à son escadrille jusqu’en avril 1919 et affecté au centre d’essais de Villacoublay, il est le porte drapeau de l’aviation française et participe à de multiples manifestations officielles célébrant la victoire. Mais il va vite quitter l’armée : il est enrôlé en politique par Clémenceau qui l’incite à se présenter aux élections législatives sur une liste d’un parti de centre-droit dans une circonscription des Vosges. Il est élu grâce à la vague « bleu horizon » qui porte une majorité de droite à l’assemblée nationale dont il devient à 25 ans le benjamin. Fondant une société de construction automobile et découvrant la grande vie de la capitale, le serrurier des Vosges s’investit dans son rôle de député et va faire plusieurs interventions à l’assemblée concernant l’aviation, écrire deux ouvrages synthétisant ses idées et ambitionne même de devenir ministre… Mais ce ne sera pas le cas : il va être battu aux élections de 1924 et doit quitter l’assemblée.

Sans revenus car son affaire automobile a dû fermer ses portes, il accepte une mission de représentation de l’aviation française aux Etats-Unis en 1925 et découvre à cette occasion le bimoteur Sikorsky S-35 dans son usine, conçu pour traverser l’Atlantique à l’instigation de la société Argonauts Inc. Fonck va proposer ses services à cette société qui s’empresse d’accepter en raison de la publicité qu’il donnera à l’entreprise… Mais la collaboration va s’avérer des plus tumultueuses en raison des exigences de Fonck, qui impose notamment de modifier l’avion en l’équipant de 3 moteurs français. Trop confiant en lui, Fonck fait installer des équipements luxueux dans l’appareil qui l’alourdissent inutilement. Pressé par des projets concurrents qui menacent de lui ravir l’exploit de réaliser le premier New-York/Paris, il part précipitamment le 21 septembre 1926 mais l’appareil, surchargé, s’écrase au décollage, tuant deux des quatre membres d’équipage. Fonck y survit indemne et doit affronter une avalanche de critiques. Il va rester aux Etats-Unis pour effectuer une nouvelle tentative sur un autre appareil mais d’autres aviateurs, dont Lindbergh, réussissent avant lui.

Il rentre alors en France en mars 1928 et, sans emploi, va tenter de se relancer en politique en retrouvant un mandat de député. Il sera battu à toutes ses tentatives, aux élections générales de 1932 et à une législative partielle en 1933. Il se rapproche de l’armée de l’air qui lui confie des missions d’inspection et lui permettent d’obtenir des revenus. Alors que les nazis prennent le pouvoir en Allemagne et que les persécutions antisémites commencent à être connues, Fonck chante dans la presse des louanges à Hermann Goering, ancien as de la chasse allemande devenu adjoint d’Hitler, qu’il présente comme un ami. Craignant d’énormes pertes civiles suite à des bombardements, il va adopter des positions publiques pacifistes.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, il a pris la présidence d’une association destinée à éduquer la population civile sur les mesures de sécurité à prendre en cas d’attaque aérienne. Colonel de réserve, il est nommé inspecteur général de la chasse et effectue la tournée des escadrilles pour remonter le moral des pilotes pendant la drôle de guerre, participant à des remises de décoration.

Peu après la débâcle et l’armistice, on le retrouve à Vichy où ses décorations et son prestige lui ouvrent la porte du premier cercle du maréchal Pétain qu’il admire. Utilisant son amitié personnelle avec Hermann Goering, Pétain va l’utiliser comme messager officieux dans toutes ses tentatives de négociation secrètes avec les nazis. Un rôle d’émissaire secret que Fonck va effectuer non sans déplaisir, mais sans en avoir les qualités : très vantard, il répète volontiers tout ce qu’il entend à Vichy lors de ses passages à Paris et sert en fait, involontairement, d’informateur aux Allemands… Chassé de Vichy au printemps 1942 par Darlan contre lequel il a tenté de comploter, il reste à Paris et va rendre quelques menus services à la résistance et être brièvement incarcéré par la Gestapo en 1944.

Incarcéré à la Libération pour avoir été un collaborateur de Pétain, il est libéré trois mois plus tard sans condamnation ni jugement. Il ne va rien regretter de ses années au service du Maréchal Pétain au point d’être un des témoins-clés présentés par Me Isorni, l’avocat du Maréchal, lors de sa tentative de révision du procès de ce dernier en 1950 : Fonck dit préparer un livre de témoignage et présente l’entrevue de Montoire comme une rencontre diplomatique où Pétain et Franco se seraient entendus pour victorieusement refuser les exigences du Führer, reparti bredouille. Ces révélations font un certain bruit et sont même commentées par la presse mais n’impressionneront pas la Haute cour de justice qui rejettera le pourvoi. Le livre de Fonck ne sera jamais publié, le récit qu’il y fait de Montoire tenant d’ailleurs plus de la fable que de la réalité historique à l’examen des archives.

Sa réputation ternie par son engagement à Vichy, il est largement oublié par ses contemporains et son décès, survenu le 18 juin 1953 d’une rupture d’anévrisme à son domicile, ne donnera lieu qu’à des hommages officiels très discrets.

Sources

- "Fonck, de la lumière à l’ombre". Biographie détaillée de René Fonck par David Méchin, parue dans le Fana de l’aviation n°518 à 522 (janvier à avril 2013).

- Dossier individuel SHD de René Fonck, ainsi que de nombreuses sources documentaires listées dans l’article précité.

Palmarès de René Fonck

#DateEscadrilleAvion pilotéRevendicationHeureLieu# réélNotes
p1 01-mars-16 C 47 Caudron G 4 Fokker E  ? - Adj Jaunaut mitrailleur. 7Douteux. Gefreiter Alfred Brandt, KIA Rethel (160 km d’Estrees St Denis, base de la C 47. Un peu trop loin pour se rencontrer en vol. Pas d’autre revendication française ce jour)
1 06-août-16 C 47 Caudron G 4 Rumpler CI (#4593/15) 10h30 Villeneuve les Vertus 1 Avec S/Lt Thiberge mitrailleur. Obltn Adam Brey et Ltn Hermann Von Raumer, du KG6/KSt33, prisonniers
p2 14-oct.-16 C 47 Caudron G 4 Biplace Sur la Somme 2 Avec Cne Bosc mitrailleur. Ufz Arnold Kochenburger + Flg Herber Reimers sont tués à Vouel, ancienne commune aujourd’hui à Tergnier, et dont il y a des marécages à proximité. Fonck note que l’avion est tombé dans un marécage. 2 autres aviateurs allemands sont sévèrement blessés sur le Bresle, au sud de la Somme, ce jour là. Fonck fait la seule revendication française ce jour.
2 17-mars-17 C 47 Caudron G 4 Albatros D 15h10 N de Cerny-en-Laonnois - Avec S/Lt Marcaggi mitrailleur, et S/Lt Huffer (N 62) sur Nieuport. Pas de pertes dans la chasse allemande ce jour.
Bonnemaison (Ouest de Reims)
p3 03-mai-17 SPA 103 SPAD VII Biplace N de Berry-au-Bac - Avec Lt Gigodot. Pas de perte allemande connue.
3 05-mai-17 SPA 103 SPAD VII Fokker D 07h30 E de Sainte-Croix / Berry-au-Bac 3 OfStv Anton Dierle KIA en Champagne, Jasta 24. Fonck est le seul à revendiquer un chasseur ce jour.
p4 06-mai-17 SPA 103 SPAD VII Avion ennemi 14h30 E de Neufchâtel - Pas de perte allemande connue.
4 11-mai-17 SPA 103 SPAD VII Rumpler C 18h50 Aguilcourt 4 Uffz Ludwig Büttner & Uffz Peter Baer, Schsta 23, tués à Merlet, à 2 km d’Aguilcourt
5 13-mai-17 SPA 103 SPAD VII Biplace 18h30 Ravin de Nogent l’Abbesse - Pas de perte allemande connue.
p5 18-mai-17 SPA 103 SPAD VII Avion ennemi En Champagne - Pas de perte allemande connue.
6 12-juin-17 SPA 103 SPAD VII Albatros D 09h00 Cauroy - Cormicy 5 Hptm Eberhard von Seel (CO Jasta 17) en patrouille à 2, KiA en flames par un SPAD sur Montigny-sur-Velse.
Flandres (bataille de Passchendaele)
- 16-juil.-17 SPA 103 SPAD VII Avion ennemi Merkem / Clerkem - Uffz Karl Beck & Uffz Georg Hess, Schsta 26b, tués à Westroosebeke à 12 km de Merkem. Mais le Lt Rabatel, de la SPA 3, revendique un probable sur la forêt d’Houthulst le même jour.
p6 22-juil.-17 SPA 103 SPAD VII Albatros D 7h45 Forêt d’Houthulst
p7 26-juil.-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Monoplace 19h35 Lisière Est Forêt d’Houthulst 6 Lftsch Emil Engels, FLA 61b, tué à Houthulsterwald.
- 02-août-17 SPA 103 SPAD VII Avion ennemi Sur les Flandres belges - Pas de perte allemande connue.
7 09-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Fokker D 09h15 Bixschcoote - Dixmude - Uffz Walter Stülcken ² Ltn d R Johann Schmidt, du FA 238 (A), tués à Houthulst. Mais ce n’est pas un monoplace. La chasse allemande ne déplore aucune perte ce jour.
p8 09-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Fokker D 09h10 Ypres - Combat contre 2 monoplaces de 2 formations de 16, attaquant un Sopwith biplace Anglais.
p9 10-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Avion ennemi 17h15 Ypres 7 Ltn Gottfried von Langen & Uffz Alfred Kind, duKG 1 / Ks 1, tué à Zonnebeke à 8 km E d’Ypres.
- 12-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Avion ennemi Sur la Belgique - Le Ltn Erich Schlegelmilch, du Jasta 29, est tué sur la forêt d’Houthulst. Mais on ne connaît pas les revendications anglaises.
8 16-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Albatros (gris) 6h15 1500 m O Ypres, lignes françaises. S de la Forêt d’Houthulst 8 Vfw Anton Schrader, Jasta 31, tué à Ypres (au Sud d’Houthulst). Mais voir revendications anglaises
9 20-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Albatros C 09h05 O d’ Ypres - Uffz Martin Ewald & Ltn d Rwalter Rode, FA 3, tués à Ypres - Poperinge (O d’Ypres) ; et Vfw Joseph Oeler du Jasta 24s tué à Poldehoek près d’Ypres. Guynemer obtient une victoire (sa 53e et dernière) dans le même secteur, à l’E d’Ypres.
10 21-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Biplace 09h55 Dixmude - 2 avions allemands tombent ce jour, mais il s’agit d’un chasseur et d’un biplace, et ils tombent à 20 km au S de Dixmude, à St Julien (ypres) et Passchendale.
11 22-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 ? Biplace 09h00 E d’Ypres (lignes All.) - Pas de perte allemande identifiable, plusieurs pilotes signalés blessés dans indication de lieu.
- 31-août-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 ? Monoplace 19h10 Forêt d’Houthulst 9 Vfw Wilhelm Reis (Jasta 3), KiA Westrozebeke à 19h30.
- 03-sept.-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Monoplace 10h10 E. d’Ypres - Poelcapelle - Un pilote de chasse est tué au NE de Dixmude, un peu loin.
- 03-sept.-17 SPA 103 SPAD VII n°1643 Biplace 10h30 Forêt d’Houthulst - Ltn d R Friedrich Filbry & Ltn d R Adolf Müller, FA 33, tués à l’E d’Ypres. Plusieurs autre revendications alliées dans le même secteur.
12 14-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Biplace 16h35 Poelcapelle - Pas de perte allemande connue. Mais victime photographiée (histoire du barographe publié dans LGA)
13 15-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Avion ennemi 16h20 Poelkapelle-Paschendale / Zonnebeke - Pas de perte allemande connue.
- 22-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Avion ennemi Sur les Flandres - Pas de perte allemande connue.
14 23-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Albatros D 09h10 Lisière Sud Forêt d’Houthulst 9 Ltn d R Hugo Jöns (Jasta 20), tué à Dixmude.
p10 27-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Monoplace 11h00 Zonnebeke - Pas de perte allemande connue.
15 30-sept.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 Biplace 11h00 Terrain de La Lovie - Avec Adj Dupré (SPA 102). Pas de perte allemande connue
16 17-oct.-17 SPA 103 SPAD XIII n°532 Biplace 11h05 NO d’Ypres / Merken 10 2 équipages allemands abattus sur les Flandres
17 17-oct.-17 SPA 103 SPAD XIII n°526 ? Biplace 11h20 Langemarck - Forêt d’Houthulst 11 Uffz Johannes Binsfeld & Gefr Erwin Sommer, Schusta ?, tués à Westroosebeke
18 18-oct.-17 SPA 103 SPAD XIII n°532 Rumpler 12h25 Forêt d’Houthulst 12 Obltn Otto Schmidt, Jasta 29, blessé à Oost-Vletern, à 12 km au SO de la forêt Houthulst
p11 21-oct.-17 SPA 103 SPAD XIII n°532 Avion ennemi 14h55 Passchendaele 13 Vfw Fritz Bachmann (Jasta 6), 1v, tué à l’ E. d’Ypres.
19 27-oct.-17 SPA 103 SPAD Avion ennemi 10h00 Westroosebeke - Pas de perte allemande connue.
End. 27-oct.-17 SPA 103 SPAD Biplace 10h15  ? Passager tué -
p12 27-oct.-17 SPA 103 SPAD Avion ennemi 15h20 Eang de Blanckaart - Forêt d’Houthulst - Pas de perte allemande connue.
p13 27-oct.-17 SPA 103 SPAD Avion ennemi 15h35 N de Dixmude - Pas de perte allemande connue.
p14 28-oct.-17 SPA 103 SPAD Avion ennemi 09h45 E d’Ypres - Pas de perte allemande connue.
Verdun (Beauzée sur Aire)
20 19-janv.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Albatros D 14h25 Bois les Chaumes - Tir à la mitrailleuse. Pas de perte allemande connue. Un chasseur du Jasta 23b descendu à Jametz, 23 km au nord…
21 19-janv.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Albatros D 14h35 Samogneux - Tir à la mitrailleuse. Pas de perte allemande connue.
22 05-févr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Biplace 12h05 Avocourt - Tire une boîte à mitraille. Pas de perte allemande connue.
p21 18-févr.-18 SPA 103 SPAD Biplace 13h00 Bezonvaux - Avec 3 autres pilotes. Pas de perte allemande connue.
23 18-févr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Albatros D 13h00 Bezonvaux - Mitrailleuse et 1 coup de canon. Pas de perte allemande connue.
24 19-févr.-18 SPA 103 SPAD Albatros C 12h05 Montfaucon-d’Argonne 14 Mitrailleuse. Obltn Hans Karl Frhr Von Wolfskeel-Reichenberg, Jasta 34b, KIA Mort-Homme
25 26-févr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Biplace 10h10 S de Montfaucon-d’Argonne - Rafale et boîte à mitraille. Pas de perte allemande connue.
26 26-févr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Biplace 10h25 Dieppe-sous-Douaumont - Rafale et boîte à mitraille. Peu probable : Uffz Paul Hess, Jasta 42, KIA Pannes, Secteur AOK "C", à 50 km de Dieppe s Douaumont
Région de Reims
27 15-mars-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Albatros C 10h15 Fort de Brimont / Berméricourt 15 Un observateur du FA 252 (A)w, le Hptm Norman Knackfuss, est tué à Alincourt à 20 km à l’Est de Courteçon.
28 15-mars-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Biplace 17h25 N de Courteçon . Région Merville / Chermisy - Mitrailleuse et canon. Un avion de chasse est abattu sur le secteur, mais 3 autres pilotes revendiquent une victoire.
29 16-mars-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 11h50 Nogent l’Abbesse 16 Ltn dR Paul Jäger, Jasta 9, abattu à Berru près de Nogent l’Abbesse.
p22 17-mars-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 17h50 Nogent l’Abbesse - Pas de perte allemande connue.
30 17-mars-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 18h20 N de Menneville - Peut être l’avion ennemi surnomé "Fantomas" par les Poilus.
p23 22-mars-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Biplace 17h15 Nogent l’Abbesse - 1 rafale, 1 coup de canon. Pas de perte allemande connue.
p24 23-mars-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°445 Rumpler 12h30 Reims / Vitry-les-Reims Rafales.
Raray, près de Compiègne
31 28-mars-18 SPA 103 SPAD Biplace 10h30 E de Montdidier 17 Ltn dR Kurt Wünsche, obs du FA 269 (A) tué à Foucaucourt à 30 km NE Montdidier
32 29-mars-18 SPA 103 SPAD Monoplace 18h30 E de Montdidier - Pas de perte allemande connue.
33 29-mars-18 SPA 103 SPAD Monoplace 18h35 E de Montdidier - Pas de perte allemande connue.
Hétomesnil (Somme)
34 12-avr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Monoplace 18h15 Romangis / Montdidier - Pas de perte allemande connue.
35 12-avr.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 18h40 S de Moreuil 18 Gefr Ernst Bareth et Ltn Paul Helbig, FA 254 (A), tués au NO de Montdidier au S de Moreuil. Mais autres revendications françaises dans le secteur.
36 22-avr.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 18h05 S. Montdidier / Assainvilliers (Nesles-Pérennes) 19 Vfw Karl Reiling et Ltn dR Franz Späth, FA 203 (A), tué à Rocquencourt à 15 km O d’Assainvillers. Mais revendication de l’as Guérin dans le secteur.
37 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 16h00 1500 m S. Moreuil - Pas de perte allemande connue.
38 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 16h00 1500 m S. Moreuil - Pas de perte allemande connue.
39 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 16h05 S de Moreuil - Pas de perte allemande connue.
40 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 18h20 Montdidier - Pas de perte allemande connue.
41 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Fokker D (Biplace, selon JMO) 18h55 Montdidier / Hargicourt 20 Offz Otto Kutter (Jasta 48), KiA par un SPAD sur Montdidier.
42 09-mai-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Fokker D (Biplace, selon JMO) 18h56 Montdidier / Braches 21 Ltn Ernst Schulze (Jasta 48), 1v, KiA par un SPAD sur Montdidier.
43 19-mai-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Albatros 09h40 Faverolles 22 Deux aviateurs allemands à l’unité inconue sont tués ) Montdidier ce jour : Uffz Walter Graaf et Sgt Christian Hofele.
p24 19-mai-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Chasseur 09h50 NO Montdidier - Mais 2 autres aviateurs français font des revendications dans la secteur.
44 19-mai-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 10h00 Grivesnes 23 Ltn d R Krut Riege (obs) tué à Moreuil (FA 241 (A)).
45 25-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Halberstadt C 18h00 Contoire 24 Un équipage de la FA 207 (A° est abattu à Assevillers, 25 km NE de Contoire)
46 25-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Fokker DVII 18h15 Villers-aux-Erables 25 Peut être le Ltn Fritz Hilberger (Jasta 13), KiA Chaulnes.
47 25-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Fokker DVII 18h35 Montdidier / Fescamps 26 Deux aviateurs allemands, unité inconnue, sont tué sur Montdidier ce jour.
48 27-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Halberstadt C 08h10 Morisel - Pas de perte allemande connue.
49 27-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Halberstadt C 08h15 NO de Moreuil - Pas de perte allemande connue.
p25 27-juin-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Biplace 18h45 NE de Moreuil 27 Ltn Kurt Amtsberg et Sgt Karl Drescher, FA 239 (A), tué à Cayeux à 10 km au NE de Moreuil.
50 16-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 ? Biplace 17h10 Dormans (Dormand) 28 Gefr Johann Michal Wehr et Ltn d R Maximilian Lellbach, FA 296(A)b, tués à Epernay, 12 km E Dormans
51 16-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 ? Biplace 17h12 Dormans - 3 avions allemands tombent à Treloup près de Dormans, mais sont aussi revendiqués par des aviateurs américains.
52 18-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Avion ennemi 11h20 Cuchery - Pas de perte allemande connue.
53 18-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 Avion ennemi 11h30 Cuchery - Pas de perte allemande connue.
54 19-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 ? Fokker DVII 06h30 Châtillon-sur-Marne - Pas de perte allemande connue.
55 19-juil.-18 SPA 103 SPAD XIII n°700 ? Fokker DVII 06h32 Châtillon-sur-Marne - Pas de perte allemande connue.
56 19-juil.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 15h55 Dormans (Dormand) - Pas de perte allemande connue.
p26 22-juil.-18 SPA 103 SPAD Fokker DVII 18h10 Cuisles / Basileux - Pas de perte allemande connue.
p27 22-juil.-18 SPA 103 SPAD Fokker DVII 18h10 Cuisles / Basileux - Pas de perte allemande connue.
p28 24-juil.-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Avion ennemi 11h30 Châtillon-sur-Marne - Pas de perte allemande connue.
57 01-août-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 11h00 Bois de Haugard 29 Ltn d R Kuno Maier et Ltn Konrad Köhler, FA 248 (A), tués à Albert, à 10 km de la zone.
p29 01-août-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Fokker DVII 11h20 Moreuil - Pas de perte allemande connue.
58 14-août-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 11h00 Sud de Roye 30 Uffz AlfredArnold et Ltn d R Curt Friedrich, FA 232 (A), tués à Chaulnes, à 4 Km de Cremery
59 14-août-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 11h20 Région Gruny / Crémery - Pas de perte allemande connue.
60 14-août-18 SPA 103 SPAD XII-Ca n°452 Biplace 11h20 Région Gruny / Crémery - Pas de perte allemande connue.
Noblette (Châlons-en-Champagne)
61 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Chasseur 11h45 Sainte-Marie-à-Py - Peut être un avion de la Jasta 9 ou de la 60, toutes deux opérant dans ce secteur à la même heure.
62 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Chasseur 11h45 Saint-Souplet - Peut être un avion de la Jasta 9 ou de la 60, toutes deux opérant dans ce secteur à la même heure.
63 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Halberstadt C 12h10 Perthes-lès-Hurlus 31 Uffz Richard Scholl et Ltn d R Eugen Anderer du Fl Abt (A) 233, KIAs à Perthes.
64 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Fokker D VII 18h10 Saint-Souplet (E. Sommepy) - Peut être le Vfw Karl Weinmann (Jasta 50) PoW, volant en compagnie du Ltn d R Karl Maletzky, 4v, au sein d’une formation de 8 monoplaces.
65 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Fokker D VII 18h20 E. Souain - Peut être le Vfw Karl Weinmann (Jasta 50) PoW, volant en compagnie du Ltn d R Karl Maletzky, 4v, au sein d’une formation de 8 monoplaces.
66 26-sept.-18 SPA 103 SPAD Fokker D VII 18h20 E. Souain - Attaque d’une formation de 5 monoplaces.
67 28-sept.-18 SPA 103 SPAD Biplace 10h30 E. Sommepy
68 05-oct.-18 SPA 103 SPAD Fokker D VII 17h30 Liry / Marvaux - Combat contre 4 monoplaces.
69 05-oct.-18 SPA 103 SPAD Fokker D VII 17h40 Hauviné / Saint-Clément - Combat contre 4 monoplaces.
p30 05-oct.-18 SPA 103 SPAD Monoplace 18h00 Saint-Etienne-à-Arnes - Pas de perte allemande connue.
p31 05-oct.-18 SPA 103 SPAD Monoplace 18h00 Orfeuil - Pas de perte allemande connue.
70 30-oct.-18 SPA 103 SPAD Biplace 15h25 Falaise / Vouziers - Pas de perte allemande connue.
71 30-oct.-18 SPA 103 SPAD Biplace 15h40 Semuy / Terron - Pas de perte allemande connue.
72 30-oct.-18 SPA 103 SPAD Biplace 15h40 Semuy / Terron - Pas de perte allemande connue.
73 31-oct.-18 SPA 103 SPAD Biplace 11h20 N de Vouziers - Pas de perte allemande connue.
74 31-oct.-18 SPA 103 SPAD Monoplace 11h35 E. Vouziers - Pas de perte allemande connue.
75 01-nov.-18 SPA 103 SPAD 17 n°682 Halberstadt C 14h20 E de Vouziers 32 Gefr Wilhelm Schmidt, FA 297 (A)b, tué à Remonville, 35 km E de Vouziers
p32 01-nov.-18 SPA 103 SPAD 17 n°682 Avion ennemi 14h35 Semuy - Pas de perte allemande connue.