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cocarde française

As 14 - 18

Les as français de la Grande Guerre

Décorations

Profils

Georges Flachaire

8 victoires sûres, 1 victoires probables
Palmarès détaillé »

Georges, Charles, François Flachaire naît le 24 octobre 1892 à Grasse dans les Alpes Maritimes dans une famille bourgeoise dont le père est gérant d’une agence du crédit Lyonnais. Le jeune homme, qui devient un géant d’1m98 (taille considérable pour l’époque) profite de ce milieu social privilégié pour réussir des études supérieures et exercer la profession d’ingénieur en 1914, ayant très probablement obtenu un report pour études de son incorporation au service militaire.

Quand survient la guerre il n’a donc pas encore pu effectuer son service militaire et se retrouve mobilisé comme simple soldat au 7eme régiment d’artillerie de campagne, dans lequel il ne va pas rester très longtemps puis qu’il se porte volontaire pour l’aviation où il est accepté dès le mois de décembre 1914, quand rouvre les écoles de pilotage, d’où il sort breveté avec le grade de caporal et affecté le 4 octobre 1915 à l’escadrille N 67 qui vient d’être formée sur Nieuport 10 et s’est trouvée engagée dans la bataille de Champagne. L’unité est alors affectée à la fin du mois d’octobre 1915 à Verdun, où Flachaire est promu sergent en décembre et effectue des missions avec pour mitrailleur le sous-lieutenant Jacques Leps, un futur as. Le secteur de Verdun est assez calme… Mais ne le restera pas longtemps.

Un orage d’acier s’abat en effet sur la ville le 21 février 1916. La N 67 se retrouve ainsi aux premières loges de la bataille et accueille dans ses rangs l’as des as en titre Jean Navarre. Sous l’exemple de ce glorieux pilote, Flachaire, qui vole sur Nieuport 16, ouvre son tableau de chasse le 30 avril 1916 en rentrant d’une mission à court de carburant et de munitions. Il croise sur le chemin du retour un Aviatik CI (N 817/15) qui bombarde les lignes françaises et qu’il intimide en lui tirant ses dernières cartouches. L’équipage allemand composé de deux officiers se rend et se pose dans les lignes françaises à Vienne-le-Château où il est capturé. Flachaire retourne alors à son terrain, mais la panne sèche le surprend alors qu’il survole un réseau de barbelés sur lequel il s’écrase sans dommages pour lui-même mais détruisant son Nieuport 16 qui termine en pylône. Décoré de la médaille militaire après cette journée mouvementée, il remporte une seconde victoire à Verdun en collaboration avec les S/Lt Lachamann et Matton en capturant un Albatros C.III contraint d’atterrir dans les lignes françaises, ce qui vaut aux trois pilotes les félicitations du général Foch.

La N 67 s’envole alors pour Cachy pour le front de la Somme où Flachaire va en septembre 1916 se voir attribuer un des premiers SPAD VII de l’escadrille, alors très nettement supérieur à tout ce que peut aligner l’aviation allemande qui est en nette infériorité sur ce secteur. Il va remporter à son bord pas moins de cinq nouvelles victoires aériennes avant la fin de l’année 1916, et voir son nom figurer au communiqué aux armées du 22 octobre 1916 ce qui lui faudra l’honneur de voir son nom à la une des journaux nationaux.

Il aborde l’année 1917 épuisé physiquement par tous ces combats au point de bénéficier d’un stage opportun au service technique de l’aviation de février à avril, puis va rester à l’arrière dans une succession de missions et permissions. Le mois d’août 1917 sera son dernier mois d’activité opérationnelle, au cours duquel il remporte sa huitième et dernière victoire homologuée le 18 contre un avion allemand descendu à 8h45 à Coucy-le-Château. Témoignage de son épuisement, il rejoint le 31 août 1917 la maison de repos de Viry-Châtillon jusqu’à la fin du mois de septembre, où, promu au grade de sous-lieutenant, il va être envoyé aux Etats-Unis avec la mission militaire française pour y faire des démonstrations en vol sur SPAD, et y restera jusqu’au début de l’année 1919, où, après avoir fait partie de la délégation française au 1er salon de l’aéronautique d’Amsterdam au mois d’août, il est démobilisé au mois d’octobre 1919.

Il entame alors dans les années 1920 une carrière de pilote civil sportif car on le retrouve dans divers meetings et compétitions sportives durant la décennie, et va travailler pour la société « France Aviation » qui réalise des publicités aériennes en écrivant dans le ciel avec un fumigène sur avion. Il se marie en 1930, effectue plusieurs séjours au Québec et, revenu à Paris, exerce ensuite la profession de représentant de commerce au début des années 1930, pour s’établir à Caracas au Venezuela en 1937. Brièvement mobilisé comme lieutenant de réserve en 1939 en étant mis à la disposition du ministère de la marine aux Antilles, il s’éteint à Caracas le 30 avril 1973.

Sources

- Dossier individuel SHD n°1P 29 124/5
- La guerre aérienne illustrée
- Site mémoire des hommes

Palmarès de Georges Flachaire

DateHeureEscadrilleAvion pilotéRevendiquéLieuNotes
1 30-avr-16 N 67 Nieuport 16 LVG C (817/15) Vienne-le-Château Appareil capturé
2 28-juil-16 N 67 Nieuport 17 n°1477 Albatros C III (1388/6) Lignes françaises Capturé. Kaghol 6b / Kasta 34a, Ltn Hermann von Raumer et Obltn d R Adam Brey prisonniers
3 15-sept-16 9h40 N 67 SPAD VII Avion Bois de Vaux
4 20-oct-16 8h40 N 67 SPAD VII Biplace Rancourt KG 1 / Kasta 1. Flg Paul Greischat (prisonnier) et Ltn Gottfried Thieman (tué)
P1 21-oct-16 15h00 N 67 SPAD VII Biplace S. Bussu, lignes allemandes
5 21-oct-16 15h10 N 67 SPAD VII Avions Barleux, lignes allemandes Jasta 3, Ltn Hans Peterson tué à Péronne, 7 km NNE Barleux.
6 22-oct-16 16h00 N 67 SPAD VII Avion Metz-en-Couture
7 23-nov-16 10h35 N 67 SPAD VII Biplace Manancourt FA 221, Vfw Friedrich Schwaim et Obltn Johann Köhn, tués à Ericourt, près de Manancourt
8 18-août-17 8h45 N 67 SPAD VII Avion Coucy-le-Château