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cocarde française

As 14 - 18

Les as français de la Grande Guerre

Décorations

Georges Lienhart

5 victoires sûres (dont 1 drachens), 0 victoires probables
Palmarès détaillé »

Georges Fréderic Lienhart naît le 1er juin 1886 à Rougegoutte, un village du territoire de Belfort situé dans la forêt des Vosges à quelques kilomètres de la frontière avec l’Alsace occupée par l’Allemagne. Il est issu d’une famille alsacienne protestante ; son père Frédéric, âgé de 48 ans, travaille à sa naissance à la fabrique d’objets en bois du village avec l’emploi de pareur. Le jeune Georges est plutôt doué à l’école communale et occupe en 1906 à l’âge de 20 ans un emploi de sous-chef d’atelier. C’est aussi l’année où il doit accomplir son service militaire qu’il effectue de 1907 à 1909 au 35e régiment d’infanterie de Belfort où il sera nommé sergent.

De retour à la vie civile, Georges Lienhart se montre plutôt actif dans sa vie professionnelle : dès la fin de l’année 1913 il est noté résider à Barcelone en Espagne, où il est employé dans une société électrique locale. Au mois d’avril 1914 il est signalé résider dans le Sud-Ouest à Albi et Carmaux.

A la déclaration de guerre il est mobilisé au 171e régiment d’infanterie de Belfort et participe avec son unité à la campagne d’Alsace en août et septembre 1914, puis à St Mihiel. En janvier 1915 le sergent Lienhart est muté par le général gouverneur de Belfort l’affecte à la section automobile locale du 8e escadron du train.

Il va y servir pendant un peu plus d’une année jusqu’au 20 février 1916 où il est accepté dans l’aviation après s’y être porté volontaire. Après son passage en école de pilotage, il est affecté en octobre 1916 à l’escadrille F 216, une escadrille de formation récente issue d’une section de réglage d’artillerie lourde, et équipée de Farman F 40. Il la quitte en août 1917 l’escadrille SOP 36 qui part pour le front italien, où il va combattre pendant neuf mois.

A son retour en avril 1918, il est dirigé après une instruction à la SPA 37, une escadrille de chasse intégrée à la division aérienne. Les combats vont se multiplier contre l’aviation allemande lors des offensives du printemps 1918 ; Georges Lienhart y remportera une première victoire homologuée le 16 juillet, suivie de quatre autres en septembre lors de l’offensive française en Champagne où il sera promu sous-lieutenant.

Décoré de la médaille militaire et d’une croix de guerre ornée d’une seule palme et cinq étoiles (1 de vermeil, trois d’argent et une de bronze), il est un des as de l’aviation les moins décorés de la guerre 14-18. Démobilisé en 1919, il s’installe à Belfort où il travaillera dans une société de construction industrielle. Rien d’autre n’est connu du reste de sa vie sinon la date de son décès, le 14 juin 1952 à Belfort.

Sources

  • Registre matricule (Belfort, Classe 1906 mat 362)
  • Journal officiel
  • Fiche Mémoire des hommes

Palmarès de Georges Lienhart

DateHeureEscadrilleAvion pilotéRevendiquéLieuNotes
1 16-juil-18 SPA 37 DFW C Champagne Avec Lt Barny de Romanet et MdL Francisquet
2 17-sept-18 16h30 SPA 37 Biplace Avec Adj Marcot
3 26-sept-18 SPA 37 Drachen N. Cernay-la-Ville Avec S/Lt Guyou
4 26-sept-18 SPA 37 Biplace Avec S/Lt Guyou
5 26-sept-18 SPA 37 Avion Butte de Mesnil Avec Adj Marcot